Direction artistique et chorégraphie : Louise Bédard
Interprètes : Tom Casey, Jean-François Déziel, Marie Claire Forté, Victoria May, Ken Roy et Sarah Williams
Conseillère artistique : Christine Charles
Musique : Diane Labrosse
Costumes et maquillages : Angelo Barsetti
Lumières : Bruno Rafie
Vidéo : David Fafard
Scénographie : Geneviève Lizotte
Direction technique et régie des éclairages : Judith Allen
Durée du spectacle : 77 minutes
Une production de Louise Bédard Danse
Créée en 2008 à l'Usine C, Enfin vous zestes y fut présentée à neuf reprises entre les 25 septembre et 5 octobre.
En mars 2009, trois représentations ont été données lors du Vancouver International Dance Festival.
De concert avec le Conseil des arts de Montréal en tournée, la pièce s'est vue diffusée dans plusieurs salles de la grande région métropolitaine :
Le 13 août 2009 au Théâtre de Verdure
Le 14 novembre 2009 à la Salle Désilets du Cégep Marie-Victorin
Le 20 novembre 2009 à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
Le 25 novembre 2009 à la Maison de la culture Plateau Mont-Royal
Le 27 novembre 2009 au Théâtre Mirella et Lino Saputo
Le 9 février 2010 au Théâtre Outremont
Le 18 février 2010 à la Maison de la culture Frontenac
Voir le calendrier pour les dates de tournée
La plus récente création de Louise Bédard Danse
Après le succès de Ce qu'il en reste à l'Usine C en octobre 2005, et une nomination à titre de finaliste en danse au Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, Louise Bédard revient avec une nouvelle oeuvre de danse. Dans cet univers aux multiples couches, inspiré par la peinture, rien n'est tout à fait ce que l'on voit. Le mouvement des corps dissimule tout autant qu'il révèle et les personnages jonglent constamment avec leur part d'ombre et celle de lumière. Chorégraphe d'expérience, à l'imaginaire débridé, Louise Bédard propose des mondes qui frôlent le tragique, embrassent le drôle et le désopilant, tout en étant toujours neufs, toujours étonnants.
Un peu de contexte
Il est grand le mystère de l'être humain. On peut l'habiller, on peut le dénuder, mais il y a de ces choses que l'on ne masque jamais, de ces choses que l'on ne dévoile jamais.
Avec cette nouvelle œuvre de danse, Louise Bédard navigue dans le méandre du parcours de nos existences, entre les deux rives qui balisent le cours de nos vies. Quelque part entre la dissimulation et la révélation des facettes intimes des individus.
Au cours des dernières années, pour plusieurs de ses créations, Louise Bédard a souvent puisé son inspiration dans la vie et l'œuvre d'artistes visuelles issues d'autres cultures. Ce fut notamment le cas pour le duo Elles (2002), avec la photographe italo-mexicaine Tina Modotti, et pour le sextuor Ce qu'il en reste (2005), avec la collagiste allemande Hannah Höch. Ces deux productions ont également donné lieu à des expositions connexes, organisées par la compagnie et présentant des oeuvres de Tina Modotti et de Hannah Höch. Si l'art de ces artistes a représenté le point de départ pour la création, il reste que le thème récurrent a toujours été l'être humain, son rapport aux autres, à la société, à la nature même.
Pour sa nouvelle création, Louise Bédard utilise comme tremplin le travail de la peintre canadienne d'origine hongroise Marianna Gartner, qu'elle a d'abord découverte dans Le livre d'images d'Alberto Manguel. Gartner s'inspire souvent de photos d'archives pour créer avec sa peinture des portraits hyperréalistes. Au premier coup d'oeil, les personnages paraissent normaux, conventionnels, mais on remarque ensuite des détails qui laissent entrevoir un autre univers, d'autres couches plus complexes. Les êtres se dévoilent progressivement dans leur singularité, au milieu du réseau de leurs contradictions.
Louise Bédard gratte à nouveau le vernis qui recouvre les relations humaines. Pour dépeindre cet univers où rien n'est tout à fait ce que l'on voit, elle s'est entourée de créateurs hors pairs. Elle a donné rendez-vous à Diane Labrosse (musique sur scène), Angelo Barsetti (costumes et maquillage), David Fafard (vidéo remixée en direct), Bruno Rafie (lumières) et Geneviève Lizotte (scénographie) pour transposer à la scène des mondes parfois tragiques, souvent drôles ou désopilant, mais toujours neufs, toujours étonnants.
En représentation | Usine C | Montréal | Septembre 2008