Direction artistique et chorégraphie : Louise Bédard
Interprètes : Sophie Corriveau et Louise Bédard
Conseillère artistique : Ginelle Chagnon
Film d'animation : Pierre Hébert
Musique : Ana Lara
Remixage et musique additionnelle : Michel F Côté
Costumes et maquillages : Angelo Barsetti
Lumières : Sonoyo Nishikawa
Durée du spectacle : 78 minutes
Une production de Louise Bédard Danse, réalisée en coproduction
avec le Théâtre La Chapelle.
Elles a vu le jour au Théâtre Centennial de Lennoxville, en avant-première, le 9 novembre 2002. La première mondiale de la pièce a ensuite été donnée au Théâtre La Chapelle du 20 au 30 novembre 2002.
Cette production fut par la suite présentée au Théâtre de l’Université de Calgary, au Firehall Theatre à Vancouver, au Théâtre Hector-Charland à l’Assomption, au Milano Oltre Festival à Milan, à Monterrey et à Guadalajara au Mexique, et finalement à Edmonton et à Montmagny.
La mouvance de ces deux êtres se lit tel un chapitre empreint d’une musicalité particulière où des voix intérieures se répercutent en écho, au-delà de toute attente.
Elles reflète ce que d’autres femmes ont été, sont et seront. »
Louise Bédard
Elles reflète le désir de Louise Bédard de s’inspirer des femmes artistes, issues de différentes communautés culturelles des années 1920-50. Cette pièce a constitué le premier volet d'un cycle de création intitulé Itinéraires multiples, un projet de Louise Bédard Danse s’échelonnant sur plusieurs années. Ce cycle se situe dans le prolongement d’oeuvres précédentes, soit les portraits chorégraphiques féminins Braise Blanche (1990), Vierge Noire (1993) et Cartes Postales de Chimère (1996).
Elles traduit la fascination de Louise Bédard de se nourrir, de s’imprégner d’une culture étrangère. Avec cette pièce, la chorégraphe porte un regard inspiré sur l’oeuvre des femmes créatrices, en particulier sur celle de la célèbre photographe Tina Modotti. Le travail de cette artiste d’origine italienne, immigrée au Mexique dans les années 20, a particulièrement retenu l’attention de Louise Bédard pour les causes sociales, politiques et artistiques qu’elle défendait à travers son art. Subjuguée par son travail, la chorégraphe s’inspire de sensations et d’images que ses photographies suscitent en elle, d’un parcours, d’une époque et d’un pays qui la fascinent.
Le dépaysement s’est avéré essentiel au processus de création de cette pièce, donnant une itinéraire chorégraphique composé de plusieurs résidences à l’extérieur de Montréal. Le parcours chorégraphique a débuté au Centre culturel Aragon à Tremblay-en-France, en avril 2000, pour se poursuivre au Théâtre Centennial à Lennoxville, en août 2000, puis à Hermosillo (Mexique) en janvier 2001. Le parcours de création s'est complété avec deux autres résidences au Mexique, soit à Tlaxcala et au prestigieux Centro Cultural Helenico à Mexico, en décembre 2001.
La compagnie Louise Bédard Danse a aussi présenté en parallèle une exposition des oeuvres de la photographe Tina Modotti. Mis sur pied par la commissaire Lucie Bureau, cet événement photographique s’est déroulé à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal, du 8 novembre au 8 décembre 2002. Cette exposition a accompagné le spectacle en tournée à quelques reprises.
Dans les médias
«L’interprétation est remarquable, époustouflante. Voir danser Louise Bédard est toujours bouleversant et elle est ici intense, fluide, forte, précise et pointue.»
Aline Apostolska, La Presse
Montréal, Canada
«Louise Bédard a une capacité extraordinaire à générer du mouvement qui plonge le spectateur au coeur de l’inconscient, de cette masse nébuleuse de peur, de gaieté, de fantasme et de conflit.»
Frédérique Doyon, Le Devoir
Montréal, Canada
«Extraordinaires de souplesse et de précision dans leurs mouvements, Bédard et Corriveau sont unies par une alchimie scénique. Leur danse talentueuse convient à la perfection au rythme de la composition chorégraphique.»
Philip Szporer, HOUR
Montréal, Canada